Tu parles, Charles. Une semaine était passée, et je n’avais toujours pas abordé ce sujet avec Nathan. A vrai dire, j’évitais ce dernier, mais là, je me retrouvais coincée. Obligée de finir un tableau pour mes cours d’Arts plastiques, je m’étais bien évidemment, sinon ce ne serait pas drôle, retrouvée face à Nathan, qui comme à son habitude, était plongé dans la musique. Dos à lui, je ne lui avais pas encore adressé la parole, et j’espérais secrètement que je n’aurais pas à le faire. Depuis que je savais qu’entre nous, c’était bientôt fini, j’étais mal-à-l’aise vis-à-vis de lui, et surtout tétanisée à l’idée d’aborder ce sujet.

Nathan : C’est dur de te parler, ces derniers temps, Raphaëlle. Tu sais que je pars dans une semaine maintenant ? J’aurais voulu profiter de mes deniers jours en Angleterre pour être avec toi…
Aie. Monsieur n’avait pas respecté le silence qui régnait, et l’avait brisé en abordant justement le sujet qui fâche. J’étais tout bonnement incapable de lui répondre, parce que j’étais brisée en deux. Quoiqu’il puisse arriver, notre relation était vouée à l’échec, qu’il parte ou qu’il reste, parce que s’il restait, il regretterait toute sa vie d’avoir laissé tomber son rêve, même pour moi.
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