Je ne sortais plus avec
Will depuis deux semaines. J'en avais fait mon deuil, après
tout, c'était la vie... Mais alors, pourquoi, pourquoi
ça faisait si mal ?!
Raphaëlle : Putain
Will, n'importe qui, mais pas elle !!!
Et voilà que je
recommençais à parler toute seule. Hurler serait le
terme plus approprié, d'ailleurs.
Raphaëlle : T'es qu'un
crevard ! Pauvre type !!!
J'hurlais dans le vent,
mais ça défoulait. Après quelques minutes
où tout mon répertoire d'insultes y passa, je
m'écroulais sur mon lit et éclatais en
sanglots.
Mais quelques temps
plus tard, cinq minutes peut-être, ou plus, je relevais la
tête, essuyais mes larmes à l'aide de ma robe (fallait
bien lui trouver une utilité), me levais et me dirigeais
devant ma glace.
Raphaëlle :
Maintenant, je n'ai aucun regret. Je ne garderais que les bons
moments de mon histoire avec Will. Le reste, je l'oublie, je
n'y pense plus, je vais de l'avant.
Après ce
discours bien solennel face à moi-même, je tournais en
route quelques minutes, avant de prendre mes pinceaux, et de me
mettre à dessiner. Ca valait mieux que de se parler à
soi-même.