Prétextant un coup de fil à donner, je quittais les deux Barbies, et me dirigeant vers le jardin, fut arrêtée par Lauren qui posa sa main sur mon épaule (poser est un euphémisme, elle frappa plus qu'elle ne posa sa main sur mon épaule).
Lauren : Où vas-tu ? Tu dois nous aider ?
Elle semblait sincèrement choquée à l'idée que je puisse m'en aller alors que leur installation n'était pas finie.
Raphaëlle : Tu n'as pas d'ordres à me donner.
Je repoussais sa main brusquement. Pour qui se prenait-elle ?
Lauren : Ne joue pas à ça avec moi, petite sotte. Attends le mariage, tu seras obligée de changer de comportement. Ton père y veillera.
Raphaëlle : Ce sont des menaces ? Je fais ce que je veux, et ne vas pas croire que tu peux avoir une quelconque autorité sur moi.
Lauren me fixa alors longuement, et je tâchais de soutenir son regard, mais c'était peine perdue, c'était apparemment une championne du jeu "le premier qui baisse les yeux a perdu". Son regard faisait flipper, il était froid, vide, voir cruel, et je tournais la tête, incapable de lui faire face. Je partis en courant dans le jardin, claquant la porte de la maison. Son regard m'avait plus impressionnée que je ne l'aurais voulu, et je commençais à me demander dans quelle galère mon père m'avait mit en la faisant emménager ici.
Le mythe de Cendrillon hantait de plus en plus mon esprit...
((,
,